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RH & contrats de travail

Contrat de travail CDI à temps plein

Mis à jour
28 septembre 2026
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CONTRAT DE TRAVAIL À DURÉE INDÉTERMINÉE

Forfait annuel en jours — Bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils, sociétés de conseils (Syntec) (IDCC 1486)

Entre les soussignés :

La société Acme SAS, SAS au capital de 10 000,00 €, dont le siège social est situé 10 rue de la République, 75001 Paris, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 123456789, représentée par Camille Lefèvre, en sa qualité de Présidente

ci-après désignée « l'Employeur »,

D'une part,

Et :

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Le guide

Le contrat à durée indéterminée à temps plein est la forme normale et générale de la relation de travail en France. Rédigez le vôtre en quelques minutes et maîtrisez chaque clause grâce à ce guide complet, à jour du Code du travail.

Rédigé et vérifié par LinealStart · 15 min de lecture

Infographie : Contrat de travail CDI à temps plein — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Contrat de travail CDI à temps plein en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'un CDI à temps plein ?

Le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) est le contrat par lequel un salarié s'engage à travailler, sous la subordination d'un employeur et en contrepartie d'une rémunération, sans que soit fixé de terme à la relation. À temps plein, il porte sur la durée légale du travail (35 heures hebdomadaires) ou une durée supérieure prévue par accord.

Le Code du travail en fait la forme normale et générale de la relation de travail : l'employeur ne peut recourir à un autre contrat (CDD, intérim) que dans les cas limitativement prévus par la loi. Le CDI se caractérise par trois éléments cumulatifs : une prestation de travail, une rémunération, et un lien de subordination juridique — c'est ce dernier qui distingue le salariat du travail indépendant.

Contrairement au CDD, le CDI à temps plein n'a pas à être obligatoirement constaté par écrit pour exister. Mais un écrit complet est devenu en pratique indispensable : le Code du travail (article L. 1221-5-1, qui transpose la directive européenne 2019/1152) impose à l'employeur de communiquer au salarié un socle d'informations essentielles (identité des parties, poste, lieu, rémunération, durée du travail, congés, période d'essai) : les principales au plus tard le septième jour calendaire à compter de l'embauche, les autres dans le mois (article R. 1221-35). Le contrat écrit est la façon la plus sûre de remplir cette obligation.

À quoi sert le contrat et qui est concerné ?

Le contrat de travail sécurise la relation entre l'employeur et le salarié dans la durée. Il fixe le poste et les missions, la classification, le lieu de travail, la rémunération et ses accessoires, la durée du travail, la période d'essai et l'ensemble des clauses qui encadreront le quotidien comme la sortie. Pour le salarié, c'est la garantie de conditions claires ; pour l'employeur, c'est la prévention des litiges et le cadre de son pouvoir de direction.

Les parties au contrat

L'employeur

Nécessairement une personne morale ou physique exerçant une activité (société, association, entrepreneur individuel). Renseignez sa dénomination, son SIREN, son immatriculation et le représentant légal signataire pour que le contrat soit opposable.

Le salarié

La personne physique embauchée. Son état civil complet (date et lieu de naissance, nationalité, adresse) est attendu, notamment au titre des informations essentielles de la directive UE 2019/1152.

La convention collective : un cadre incontournable

La convention collective de votre branche fixe des planchers que le contrat ne peut pas contredire : salaire minimum, durée maximale de la période d'essai, classifications, congés. L'identifier précisément (par son code IDCC) sécurise l'ensemble du contrat et évite un rappel de droits du salarié.

Quand utiliser un CDI plutôt qu'un autre contrat ?

Le CDI s'impose dès que le besoin de l'entreprise est durable. Le recours au CDD ou à l'intérim n'est possible que pour des tâches précises et temporaires (remplacement d'un salarié absent, accroissement temporaire d'activité, emploi saisonnier…) et ne peut jamais avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.

  • Besoin pérenne, poste durable : le CDI est la règle.
  • Besoin ponctuel et identifié (remplacement, surcroît temporaire) : un CDD peut convenir, mais ses motifs sont limitativement encadrés.
  • Recours abusif à des contrats courts successifs sur un emploi permanent : risque de requalification en CDI par le conseil de prud'hommes.

Attention à la requalification

Un CDD conclu en dehors des cas légaux, sans écrit, ou pour pourvoir un emploi permanent peut être requalifié en CDI par le juge, avec une indemnité de requalification à la clé. Quand le besoin est durable, le CDI est non seulement la règle, mais aussi la sécurité.

Les mentions et clauses essentielles du contrat

Même si le CDI à temps plein n'est pas soumis à un formalisme aussi strict que le CDD, un contrat écrit complet doit reprendre l'ensemble des informations essentielles de la relation de travail. Voici les rubriques à ne pas omettre.

Identité des parties

Dénomination, SIREN et représentant de l'employeur ; état civil complet du salarié. Ces mentions conditionnent l'opposabilité du contrat.

Poste, missions et classification

Intitulé du poste, description des missions principales et classification conventionnelle (niveau, coefficient). Une description précise limite les risques de litige sur le périmètre des fonctions.

Lieu de travail

Lieu d'exécution principal. À défaut de lieu fixe, le contrat doit le préciser. Une clause de mobilité éventuelle doit délimiter une zone géographique précise pour être valable.

Durée du travail

Durée hebdomadaire (35 heures par défaut) ou, pour les salariés autonomes éligibles, forfait annuel en jours plafonné à 218 jours. Les modalités d'heures supplémentaires sont à mentionner.

Rémunération

Salaire mensuel brut, périodicité de versement, éventuel 13e mois, primes, et avantages en nature (tickets-restaurant, véhicule). Le salaire ne peut être inférieur au SMIC ni au minimum conventionnel.

Date d'embauche et période d'essai

Date de début, durée et renouvellement éventuel de la période d'essai (la mention écrite est exigée pour qu'elle s'applique). Les plafonds dépendent du statut.

Congés et protection sociale

Renvoi aux congés payés légaux et conventionnels (2,5 jours ouvrables par mois travaillé), mutuelle collective obligatoire et, le cas échéant, prévoyance complémentaire.

Convention collective applicable

Mention de la convention de branche (IDCC), qui complète le contrat sur de nombreux points (essai, salaires minimaux, préavis, congés conventionnels).

La période d'essai : des plafonds d'ordre public

La période d'essai permet à chaque partie d'évaluer la relation et d'y mettre fin librement, sous réserve d'un délai de prévenance. Sa durée maximale est fixée par la loi selon le statut du salarié — un plafond qu'aucune clause ne peut dépasser.

Statut du salariéDurée initiale maximaleAvec renouvellement (une fois)
Ouvriers et employés2 mois4 mois maximum
Techniciens et agents de maîtrise3 mois6 mois maximum
Cadres4 mois8 mois maximum
Tableau comparatif — Durée initiale maximale · Avec renouvellement (une fois)

Le renouvellement n'est possible qu'une seule fois, à trois conditions : un accord de branche étendu le prévoit (article L.1221-21 du Code du travail), le contrat ou la lettre d'engagement le stipule expressément (article L.1221-23), et le salarié l'accepte de façon expresse, claire et non équivoque avant la fin de la période initiale. Sa seule signature sur un document établi par l'employeur ne suffit pas (Cass. soc., 25 nov. 2009, n° 08-43.008). Une période d'essai qui n'est pas expressément prévue par le contrat ou la lettre d'engagement ne peut pas s'appliquer (article L.1221-23 du Code du travail).

Vérifiez votre convention collective

Certaines conventions prévoient des durées plus courtes que les plafonds légaux ou encadrent davantage le renouvellement. En cas de divergence, c'est la règle la plus favorable au salarié qui s'applique. Au-delà de la durée maximale applicable — la durée légale, ou une durée plus courte prévue par un accord collectif conclu après la publication de la loi du 25 juin 2008 ou par le contrat (art. L. 1221-22) —, la rupture ne peut plus se faire comme une rupture d'essai : l'employeur qui rompt doit suivre les règles du licenciement.

Durée du travail et rémunération

La durée légale du travail à temps plein est de 35 heures par semaine. Les heures effectuées au-delà sont des heures supplémentaires donnant lieu à majoration (au taux légal ou conventionnel) ou à repos compensateur. Le contrat doit préciser le mode de décompte retenu.

Le forfait annuel en jours

Pour les cadres autonomes dans l'organisation de leur emploi du temps, qui ne suivent pas l'horaire collectif, et pour les autres salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée et qui disposent d'une réelle autonomie (article L. 3121-58), le contrat peut prévoir un forfait annuel en jours, plafonné à 218 jours par an. Ce dispositif suppose impérativement un accord collectif qui l'autorise et vise la catégorie du salarié, une convention individuelle écrite — le contrat lui-même — et un suivi régulier de la charge de travail (entretien annuel, droit à la déconnexion). À défaut, le forfait est privé d'effet et le décompte horaire — heures supplémentaires comprises — s'applique rétroactivement.

Le respect du plancher de rémunération

Le salaire ne peut être inférieur ni au SMIC (article L.3231-2 du Code du travail), ni au minimum conventionnel prévu par la grille de votre convention collective pour la classification retenue — c'est souvent ce dernier qui est le plus élevé. Un salaire sous le plancher expose à un rappel de salaire et à des sanctions, même avec l'accord du salarié. Pour un temps plein de 35 heures, le brut mensuel doit au minimum atteindre la valeur du SMIC en vigueur (à actualiser à chaque revalorisation).

Les accessoires de rémunération

Primes, 13e mois, tickets-restaurant, véhicule de fonction ou variable sur objectifs complètent le salaire de base. Les avantages en nature sont intégrés au bulletin de paie et soumis à cotisations selon les règles URSSAF ; au-delà d'un certain plafond, la part patronale des tickets-restaurant perd son exonération.

Les clauses optionnelles à manier avec précaution

Au-delà du socle obligatoire, certaines clauses renforcent la protection de l'entreprise mais obéissent à des conditions de validité strictes. Activez-les uniquement lorsqu'elles sont justifiées, et rédigez-les avec soin.

Clause de non-concurrence

Elle interdit au salarié, après son départ, d'exercer une activité concurrente. Elle n'est valable que si elle réunit cumulativement : un intérêt légitime de l'entreprise, une limitation dans le temps et dans l'espace, la prise en compte des spécificités de l'emploi, et une contrepartie financière. Aucun texte n'en fixe le montant minimal : le juge écarte celle qu'il juge dérisoire, et c'est votre convention collective qui, le plus souvent, impose un pourcentage. L'absence pure et simple de contrepartie suffit à rendre la clause nulle.

Clause de mobilité

Elle permet de modifier le lieu de travail sans avenant, à condition de délimiter une zone géographique précise dès la signature. Une formule vague (« partout en France ») est jugée nulle, et la mise en œuvre doit rester de bonne foi et compatible avec la vie personnelle du salarié.

Clause de dédit-formation

Elle engage le salarié à rester un certain temps après une formation onéreuse financée par l'employeur, sous peine de remboursement au prorata. Elle suppose un effort financier réel de l'employeur, allant au-delà de ses obligations légales, et une durée d'engagement proportionnée.

Clause de propriété intellectuelle

Elle organise la cession à l'employeur des créations réalisées par le salarié dans le cadre de ses fonctions (logiciels, designs, contenus). À réserver aux postes créatifs ou techniques, sans préjudice des règles propres aux inventions de salariés.

Comment rédiger votre contrat, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire un contrat complet et conforme, en adaptant les clauses à votre situation. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez les parties : employeur (dénomination, SIREN, représentant) et salarié (état civil complet).
  2. 2Renseignez le cadre légal : convention collective applicable (IDCC), statut du salarié et classification conventionnelle.
  3. 3Décrivez le poste : intitulé, missions principales et lieu de travail (avec, le cas échéant, une clause de mobilité délimitée).
  4. 4Fixez la durée du travail : 35 heures hebdomadaires ou forfait annuel en jours pour les salariés autonomes éligibles.
  5. 5Déterminez la rémunération : salaire mensuel brut (au moins au SMIC et au minimum conventionnel), périodicité, primes et avantages.
  6. 6Précisez la période d'essai (durée et renouvellement) et la date d'embauche.
  7. 7Activez les clauses optionnelles réellement utiles (non-concurrence, dédit-formation, propriété intellectuelle) et la protection sociale (mutuelle, prévoyance).
  8. 8Relisez l'ensemble, puis signez : remettez un exemplaire au salarié.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé par les deux parties.

Les erreurs à éviter

Oublier de mentionner la période d'essai

La période d'essai ne se présume pas : faute de mention écrite expresse dans le contrat ou la lettre d'engagement, elle ne s'applique pas et la rupture sera traitée comme un licenciement.

Dépasser les plafonds d'essai

Au-delà du maximum légal selon le statut, la rupture ne peut plus se faire comme une rupture d'essai : l'employeur qui rompt doit suivre les règles du licenciement. La renouveler sans l'accord exprès du salarié, recueilli avant la fin de la période initiale, prive le renouvellement de tout effet.

Une clause de non-concurrence sans contrepartie

Une clause de non-concurrence dépourvue de contrepartie financière, ou trop vague sur la zone et l'activité visées, est nulle — et peut donner lieu à des dommages-intérêts.

Recourir au forfait jours à tort

Appliquer un forfait jours à un salarié non autonome, sans accord collectif ou sans suivi de la charge de travail, expose au paiement rétroactif des heures supplémentaires.

Négliger la mutuelle collective

Tout employeur du privé doit proposer une couverture santé collective obligatoire. L'omettre expose à un risque de redressement et de contentieux prud'homal.

Verser un salaire sous le plancher

Un salaire inférieur au SMIC ou au minimum conventionnel ouvre droit à un rappel de salaire, même si le salarié avait donné son accord.

CDI, CDD ou contrat de prestation : quelles différences ?

Selon la nature et la durée du besoin, un autre contrat peut être envisagé. Voici les principales différences à connaître avant de choisir :

CritèreCDICDDContrat de prestation (freelance)
DuréeIndéterminéeDéterminée, motifs encadrésMission ponctuelle, sans terme légal
Lien de subordinationOui (salariat)Oui (salariat)Non (indépendant)
Écrit obligatoireNon, mais vivement recommandéOui, à peine de requalificationRecommandé
Période d'essaiSelon statut (2 mois à 4 mois)Proportionnelle à la duréeSans objet
Fin du contratDémission, licenciement, rupture conventionnelleArrivée du terme, prime de précaritéFin de mission
Tableau comparatif — CDI · CDD · Contrat de prestation (freelance)

Effets du contrat et formalités à l'embauche

La signature du contrat ne suffit pas : l'embauche s'accompagne de formalités obligatoires que l'employeur doit accomplir. Elles conditionnent la régularité de la relation de travail.

  • La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) doit être adressée à l'URSSAF dans les huit jours précédant l'embauche : elle déclenche l'immatriculation du salarié et plusieurs obligations sociales.
  • Le salarié doit être affilié aux organismes sociaux (sécurité sociale, retraite complémentaire) et à la mutuelle collective de l'entreprise.
  • Une visite d'information et de prévention (ou un examen médical d'embauche pour les postes à risque) doit être organisée auprès du service de santé au travail.
  • Un exemplaire du contrat signé est remis au salarié ; les informations essentielles de la directive UE 2019/1152 doivent lui être communiquées dans les délais prévus.

La vie du contrat

Une fois conclu, le CDI peut évoluer : une modification d'un élément essentiel (rémunération, lieu, durée du travail) suppose l'accord du salarié, formalisé par un avenant. Sa rupture obéit à des règles précises selon qu'elle émane du salarié (démission), de l'employeur (licenciement) ou d'un commun accord (rupture conventionnelle).

Questions fréquentes

Un CDI à temps plein doit-il obligatoirement être écrit ?

La loi n'impose pas d'écrit pour la validité d'un CDI à temps plein, qui peut en théorie être conclu verbalement. En pratique, un contrat écrit complet est indispensable : il permet de remplir l'obligation d'information issue de la directive UE 2019/1152, de prévoir une période d'essai (qui sinon ne s'applique pas) et d'encadrer les clauses sensibles.

Quelle est la durée maximale de la période d'essai ?

Elle dépend du statut : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres. Chacune peut être renouvelée une seule fois (4 mois, 6 mois et 8 mois au total) si un accord de branche étendu le prévoit, si le contrat le stipule, et avec l'accord exprès, clair et non équivoque du salarié, recueilli avant la fin de la période initiale.

Le salaire peut-il être inférieur au SMIC si le salarié est d'accord ?

Non. Le SMIC est un minimum d'ordre public (article L.3231-2 du Code du travail) auquel le salarié ne peut pas renoncer, même par accord. Il faut en outre respecter le minimum conventionnel de la classification, souvent supérieur au SMIC. Un salaire inférieur ouvre droit à un rappel de salaire.

Qu'est-ce que le forfait annuel en jours et qui peut en bénéficier ?

C'est un mode de décompte du temps de travail en jours (au maximum 218 jours par an) plutôt qu'en heures, ouvert aux cadres autonomes dans l'organisation de leur emploi du temps et aux autres salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée et qui sont réellement autonomes (article L. 3121-58). Il suppose un accord collectif l'autorisant et un suivi de la charge de travail ; à défaut, il est privé d'effet et le décompte horaire s'applique.

Une clause de non-concurrence est-elle valable sans contrepartie financière ?

Non. Depuis les arrêts de la Cour de cassation du 10 juillet 2002, une clause de non-concurrence n'est valable que si elle prévoit une contrepartie financière versée au salarié, en plus d'être limitée dans le temps et l'espace et justifiée par un intérêt légitime. Sans contrepartie, elle est nulle.

L'employeur doit-il obligatoirement proposer une mutuelle ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer à ses salariés une couverture santé collective et obligatoire, dont il finance au moins la moitié de la cotisation (loi du 14 juin 2013). Des cas de dispense individuelle existent, mais l'employeur doit avoir mis le dispositif en place.

Peut-on prévoir une clause de mobilité « sur tout le territoire » ?

Non. Une clause de mobilité doit délimiter une zone géographique précise et définie dès la signature pour être valable. Une formule générale comme « partout en France ou à l'étranger » est jugée nulle. Sa mise en œuvre doit en outre rester de bonne foi et compatible avec la vie personnelle et familiale du salarié.

Quelle différence entre un CDI et un CDD ?

Le CDI est conclu sans terme et constitue la forme normale de la relation de travail. Le CDD est à durée déterminée et ne peut être conclu que pour des motifs limitativement prévus (remplacement, surcroît temporaire, emploi saisonnier…). Un CDD irrégulier ou destiné à pourvoir un emploi permanent peut être requalifié en CDI par le juge.

Quelles formalités après la signature du contrat ?

L'employeur doit notamment effectuer la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) auprès de l'URSSAF dans les huit jours précédant l'embauche, affilier le salarié aux organismes sociaux et à la mutuelle, et organiser la visite d'information et de prévention auprès de la médecine du travail. Un exemplaire signé est remis au salarié.

Le document généré est-il personnalisable et m'appartient-il ?

Oui. Vous répondez à des questions simples et le contrat se rédige à partir de vos réponses, en adaptant les clauses à votre situation (statut, forfait jours, télétravail, clauses optionnelles). Vous téléchargez un PDF et un format Word éditable à votre nom, sans filigrane, conservé dans votre coffre-fort et prêt à être signé.

Tout le thème : Emploi & contrat de travail

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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