Bail de colocation avec clause de solidarité
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- 28 septembre 2026
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CONTRAT DE BAIL DE COLOCATION
Location vide — bail unique
Entre les soussignés :
M. Jean Dupont, né le 12 avril 1985 à Lyon (69), de nationalité française, exerçant la profession de Cadre, demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris
ci-après désigné « le Bailleur »,
D'une part,
Et :
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Le bail de colocation permet à plusieurs locataires de partager un même logement sur un contrat unique. Personnalisez le vôtre en quelques minutes — et maîtrisez la clause de solidarité grâce à ce guide complet, à jour de la loi ALUR.
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Qu'est-ce qu'un bail de colocation ?
La colocation est la location d'un même logement par plusieurs locataires, qui en font leur résidence principale et le partagent. Elle est définie et encadrée par l'article 8-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, introduit par la loi ALUR du 24 mars 2014.
Concrètement, deux à huit colocataires (au minimum deux) signent un bail unique avec le bailleur et occupent ensemble le logement : chacun dispose le plus souvent d'une chambre privative, tandis que la cuisine, la salle de bains et les pièces de vie restent communes. C'est cette formule du bail unique, signé par tous, qui est proposée par ce modèle.
La colocation peut prendre deux formes juridiques : soit un contrat unique signé par l'ensemble des colocataires (le cas couvert ici), soit autant de baux individuels que de colocataires. Le contrat unique est le plus courant et le plus simple à gérer : un seul loyer global, une seule durée, et la possibilité d'une clause de solidarité entre colocataires.
À quoi sert ce bail et qui est concerné ?
Le bail de colocation sécurise une relation à plusieurs : il fixe le loyer total et sa répartition, le dépôt de garantie, la durée, les règles de remplacement d'un colocataire qui s'en va et, surtout, l'étendue de l'engagement de chacun. Pour le bailleur, c'est l'assurance d'un cadre clair face à plusieurs occupants ; pour les colocataires, c'est la garantie de connaître précisément leurs droits et leurs obligations réciproques.
Les parties au contrat
Le bailleur
Le propriétaire du logement (ou son mandataire dûment habilité). Il loue le bien meublé ou nu, perçoit le loyer et garantit aux colocataires la jouissance paisible des lieux ainsi qu'un logement décent.
Les colocataires
Au moins deux personnes physiques, qui occupent ensemble le logement à titre de résidence principale. Chacun signe le bail et s'engage selon les règles convenues (notamment la clause de solidarité, si elle est retenue).
Colocation ou simple location ?
Dès qu'au moins deux locataires occupent ensemble le logement comme résidence principale, on est en colocation. Pour un locataire unique, c'est un bail classique qu'il vous faut : « Bail de location vide » ou « Bail meublé ». Un bail consenti aux seuls époux ou partenaires de PACS n'est pas une colocation (article 8-1 de la loi de 1989).
Colocation vide ou meublée : quelle durée et quel dépôt ?
La nature du logement — vide ou meublé — détermine plusieurs règles essentielles : la durée du bail et le plafond du dépôt de garantie. Ce choix n'est pas libre, il découle du type de location effectivement consenti.
- Logement vide : durée minimale de 3 ans lorsque le bailleur est un particulier ou une SCI familiale, 6 ans pour une autre personne morale. Dépôt de garantie limité à 1 mois de loyer hors charges (article 22 de la loi de 1989).
- Logement meublé : durée d'au moins 1 an, ou 9 mois pour un bail étudiant (sans reconduction tacite). Dépôt de garantie limité à 2 mois de loyer hors charges (article 25-6).
Un logement est considéré comme meublé lorsqu'il comporte les éléments d'ameublement listés par le décret n° 2015-981 (literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle, table et sièges, rangements, etc.). Un inventaire détaillé du mobilier doit alors être annexé au bail. À défaut, la location risque d'être requalifiée en location vide, avec les durées et plafonds correspondants.
Cohérence durée / logement
Un meublé se loue pour 1 an au moins : une durée de 3 ans ou de 6 ans reste permise, mais c'est celle d'un logement vide. Vérifiez aussi la cohérence du dépôt de garantie : 1 mois de loyer hors charges en vide, 2 mois en meublé.
La clause de solidarité, point névralgique de la colocation
La clause de solidarité est le cœur du bail de colocation. Bien comprise, elle protège le bailleur ; mal encadrée, elle expose chaque colocataire à des conséquences lourdes. La loi ALUR en a strictement borné les effets.
Avec une clause de solidarité, chaque colocataire répond de l'intégralité du loyer et des charges, et non de sa seule part. Si l'un cesse de payer, le bailleur peut réclamer la totalité de la somme aux autres. C'est une garantie forte pour le propriétaire, mais un risque réel pour chaque occupant, qui peut se retrouver à payer pour un colocataire défaillant.
L'extinction de la solidarité après un départ (loi ALUR)
Lorsqu'un colocataire donne congé, sa solidarité — et celle de sa caution — ne perdure pas indéfiniment. L'article 8-1 de la loi de 1989, issu de la loi ALUR, prévoit qu'elle prend fin dès qu'un nouveau colocataire le remplace au bail, et au plus tard 6 mois après la fin de son préavis. Une clause prévoyant une solidarité illimitée dans le temps est illégale.
Le plafond de 6 mois est impératif
Vous ne pouvez pas convenir d'une solidarité après départ supérieure à 6 mois : ce plafond est d'ordre public. Au-delà, la clause est sans effet pour la période excédentaire. À l'inverse, vous pouvez prévoir une durée plus courte, ou aucune clause de solidarité du tout (chaque colocataire ne répond alors que de sa quote-part).
Les clauses et mentions essentielles du bail
Un bail de colocation écrit et complet est indispensable. Au-delà de l'identité des parties, plusieurs éléments structurent le contrat et conditionnent la sécurité de chacun.
Désignation des parties et du logement
Identité du bailleur et de chaque colocataire, adresse précise du logement, surface habitable et nombre de chambres privatives. Le logement doit répondre aux normes de décence (décret n° 2002-120).
Loyer total et répartition
Montant du loyer hors charges, forfait ou provision de charges, et total mensuel versé au bailleur. La répartition entre colocataires peut être égale ou convenue entre eux ; elle relève de leur accord, distinct de l'obligation au paiement envers le bailleur.
Dépôt de garantie
1 mois de loyer hors charges au plus en location vide, 2 mois en meublé. Versé une seule fois pour l'ensemble, il est restitué selon les règles légales en fin de bail, déductions faites le cas échéant.
Durée et prise d'effet
3 ans ou 6 ans au moins en vide, 1 an au moins en meublé, à compter de la date d'effet. La durée se choisit en cohérence avec le type de logement.
Clause de solidarité
Optionnelle. Si elle est retenue, précisez l'étendue de l'engagement et la durée de solidarité après départ, dans la limite des 6 mois fixés par la loi ALUR.
Remplacement d'un colocataire
Toute substitution suppose l'agrément écrit du bailleur et la signature d'un avenant par toutes les parties, sous peine d'inopposabilité du remplacement.
Assurance habitation
Chaque colocataire justifie d'une assurance couvrant les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, explosion). À défaut, le bailleur peut souscrire pour leur compte et en répercuter le coût de façon transparente.
Annexes obligatoires
État des lieux d'entrée signé par tous, diagnostic de performance énergétique (DPE), notice d'information, attestations d'assurance et, en meublé, l'inventaire du mobilier.
Les erreurs à éviter
Prévoir une solidarité illimitée
Une clause de solidarité sans terme, ou supérieure à 6 mois après le départ d'un colocataire, est contraire à la loi ALUR : elle est privée d'effet pour la période excédentaire. Tenez-vous-en au plafond légal.
Confondre répartition et obligation au paiement
La répartition du loyer entre colocataires est une affaire interne. Avec une clause de solidarité, chacun reste tenu envers le bailleur de la totalité, quelle que soit sa quote-part convenue.
Négliger l'état des lieux d'entrée
Sans état des lieux signé contradictoirement par tous, la restitution du dépôt de garantie en fin de bail devient une source de litige : le bon état de remise n'est plus présumé.
Oublier l'inventaire en meublé
Louer meublé sans annexer l'inventaire du mobilier prévu par le décret n° 2015-981 fragilise la qualification de meublé, avec un risque de requalification en location vide.
Dépasser le plafond du dépôt de garantie
Réclamer plus de 1 mois de loyer hors charges en vide, ou plus de 2 mois en meublé, n'est pas conforme à la loi de 1989. L'excédent est restituable.
Remplacer un colocataire sans avenant
Laisser entrer un nouveau colocataire sans agrément écrit du bailleur ni avenant signé rend la substitution inopposable et entretient l'ambiguïté sur les engagements de chacun.
Bail unique ou baux individuels : quelles différences ?
La colocation peut reposer sur un contrat unique signé par tous, ou sur autant de baux individuels que de colocataires. Voici ce qui les distingue :
| Critère | Bail unique (ce modèle) | Baux individuels |
|---|---|---|
| Nombre de contrats | Un seul, signé par tous les colocataires | Un par colocataire |
| Clause de solidarité | Possible entre tous les colocataires | En principe exclue (chacun engagé pour sa part) |
| Loyer | Un loyer global, réparti entre colocataires | Un loyer propre par colocataire (souvent par chambre) |
| Gestion d'un départ | Avenant et agrément du remplaçant | Résiliation du bail concerné, sans toucher aux autres |
| Risque pour le bailleur | Mutualisé via la solidarité (s'il y a clause) | Cloisonné, chaque impayé reste individuel |
Congé, départ d'un colocataire et fin du bail
La sortie d'un colocataire n'éteint pas le bail : le contrat se poursuit avec les autres. Comprendre les règles de congé et de remplacement évite bien des tensions.
Le congé d'un colocataire
Chaque colocataire peut donner congé pour lui-même, sans rompre le bail pour les autres. Le préavis est en principe de 3 mois en location vide (réduit à 1 mois dans certains cas, notamment en zone tendue), et de 1 mois en location meublée. À l'issue de son préavis, le colocataire sortant quitte le bail ; sa solidarité éventuelle s'éteint selon les règles de la loi ALUR.
Le remplacement et l'avenant
Quand un nouveau colocataire entre, le bailleur doit donner son accord écrit et un avenant est signé par toutes les parties. C'est cet avenant qui inscrit le remplaçant au bail et qui, le cas échéant, met fin à la solidarité du sortant. Sans cette formalité, la substitution est inopposable au bailleur.
Congé du bailleur
Le bailleur, lui, ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, pour un motif prévu par la loi (reprise pour habiter, vente, ou motif légitime et sérieux) et en respectant le préavis légal (six mois en vide, trois mois en meublé). Le congé doit alors être délivré à l'ensemble des colocataires.
Questions fréquentes
Combien de colocataires peut compter un bail de colocation ?
La colocation suppose au moins deux colocataires : en dessous, il s'agit d'une location classique. Ce modèle gère un bail unique de deux à huit colocataires. Au-delà, la gestion d'un contrat unique devient lourde et des baux individuels sont souvent préférables.
Qu'est-ce qu'une clause de solidarité en colocation ?
C'est une clause par laquelle chaque colocataire est tenu de l'intégralité du loyer et des charges, et non de sa seule part. Si un colocataire ne paie pas, le bailleur peut réclamer la totalité aux autres. C'est une garantie forte pour le bailleur et un engagement important pour chaque colocataire.
La solidarité dure-t-elle après le départ d'un colocataire ?
Oui, mais de façon limitée. Depuis la loi ALUR (article 8-1 de la loi de 1989), la solidarité du colocataire sortant et de sa caution prend fin dès qu'un remplaçant est inscrit au bail, et au plus tard 6 mois après la fin de son préavis. Une solidarité illimitée dans le temps est interdite.
Quel est le montant maximal du dépôt de garantie ?
Il est plafonné à 1 mois de loyer hors charges en location vide et à 2 mois en location meublée. Pour un bail unique, ce dépôt est versé une seule fois pour l'ensemble du logement, puis restitué en fin de bail selon les règles légales.
Quelle durée choisir pour un bail de colocation ?
La durée dépend du logement : 3 ans au moins en vide si le bailleur est un particulier ou une SCI familiale, 6 ans pour une autre personne morale, et 1 an au moins en meublé (9 mois pour un bail étudiant). Une durée sous ce minimum est ramenée au minimum légal.
Comment se répartit le loyer entre colocataires ?
La répartition peut être égale entre tous, ou convenue librement entre les colocataires (par exemple selon la taille des chambres). Cette répartition est interne : avec une clause de solidarité, chacun reste tenu envers le bailleur de la totalité du loyer, quelle que soit sa quote-part.
Un colocataire peut-il partir sans que les autres soient concernés ?
Oui. Chaque colocataire peut donner congé pour lui-même, en respectant son préavis (3 mois en vide, réductible dans certains cas, et 1 mois en meublé), sans rompre le bail des autres. Le contrat se poursuit avec les colocataires restants.
Faut-il une assurance habitation pour chaque colocataire ?
Chaque colocataire doit justifier d'une assurance couvrant les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, explosion). À défaut, le bailleur peut souscrire une assurance pour le compte des colocataires et en récupérer le coût, de façon transparente, auprès de chacun.
Faut-il un état des lieux en colocation ?
Oui. Un état des lieux d'entrée doit être établi et signé contradictoirement par tous les colocataires, puis annexé au bail. Sans lui, le bon état de remise n'est plus présumé et la restitution du dépôt de garantie en fin de bail devient une source de litige.
Le document généré m'appartient-il et est-il personnalisable ?
Oui. Vous répondez à des questions simples et le bail se rédige à partir de vos réponses. Vous téléchargez un PDF (et un format Word éditable) à vos noms, sans filigrane, conservé dans votre coffre-fort et prêt à être signé par toutes les parties.
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Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
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